Film
and Society in English-speaking Countries![]()
Saturday, March 27 2004
Campus, Université de Nancy 2
____________________________________________________________________________________________________________________
|
Workshop program The day's program was specifically planned for secondary-school
or university teachers who use films for pedagogical purposes in their
Civilization or History courses, or who would like to do so.
More photos: 1, 2,
3, 4 N.B.: the documents on paper will be sent free to all those requesting them who were registered for the workshop. Requests from all other persons should be accompanied by a stamped self-addressed envelope (50-100 grams) to be sent to Margaret Sérandour, Université de Nancy 2, B.P. 33-97, 54015 Nancy CEDEX. |
Introduction
Le film divertit, nous transporte ailleurs, ouvre notre esprit non seulement
sur notre société et la société en général
mais également sur nous-mêmes. Quelle que soit sa nationalité,
le film peut faire réfléchir, douter, rêver, voyager, etc.
En quelque sorte, il opère sur notre cerveau tel un médicament
qui marque par son passage notre mémoire. On peut se souvenir d'un film
comme un film peut se souvenir de nous.
Après plus d'un siècle d'existence, quelle est sa place aujourd'hui dans notre société ? Il est quasiment impossible de répondre à cette question car le film touche chaque individu à sa manière et il existe un phénomène d'influence complexe qui peut varier d'un spectateur à l'autre. La sensibilité de chacun est certes mise à l'épreuve, mais à différents niveaux.
Le film et la société : lequel influence le plus l'autre finalement ?
Dans la complexité qui caractérise notre monde actuel, il peut sembler parfois bien difficile aujourd'hui d'identifier les facteurs qui motivent la réalisation d'un film. Le film crée une diversion, certes, mais à quel prix. Où peut-on fixer la limite ? ($200 millions pour Titanic, $300 millions pour la trilogie du Seigneur des Anneaux)
La fonction du film n'a-t-elle pas évoluée depuis un siècle ? Hollywood et la politique du «Speculate to accumulate» ne risque-t-elle pas de prendre le pas sur le rôle divertissant qui à l'origine est censé motiver le spectateur moyen ? Après un siècle, le film aujourd'hui peut-il encore nous enseigner, nous renseigner ?
L'exploitation pédagogique d'un film en cours d'anglais est donc loin
d'être évidente. Et c'est le point que je développerai aujourd'hui
à l'aide d'un exemple concret.
Return to top
La vidéo en classe d'anglais
: simple divertissement ou support pédagogique?
La vidéo en classe est une question d'objectifs : culturel (transmettre
un message; stimuler l'imagination); linguistique (outil permettant de travailler
les quatre aptitudes langagières). Elle oblige aussi à connaître
les limites juridiques de la législation concernant la propriété
intellectuelle : loi française pour les cassettes copiées (à
prescrire), les émissions de télévision en direct, les
montages d'extraits, les films libres de droits ou les enregistrements réservés
à l'exploitation pédagogique, les cassettes et DVD achetés
dans le commerce ; loi américaine ou britannique pour les cassettes et
DVD achetés dans ces pays. L'enseignant doit non seulement bien choisir
ses extraits en fonction de ses objectifs mais aussi rester dans le cadre d'un
parfait respect de la loi, car les contrôles vont se faire de plus en
plus pesants dans les écoles à tous les niveaux.
Comment exploiter un film en cours d'Anglais ? D'abord, éviter de passer
le film en entier ; ni l'objectif linguistique ni l'objectif culturel ne sera
atteint. Mieux vaut travailler un extrait ou une compilation d'extraits choisis
pour illustrer un point linguistique ou pour mettre en valeur leur intérêt
culturel. Ne jamais présenter un film qui n'a pas été soigneusement
préparé (présentation, explication, exploitation, exercices
avant et après).
Voici mon exploitation pédagogique d'une compilation d'extraits d'un
film réalisé par Willard Carroll en 1998, intitulé Playing
By Heart (La Carte du Cur). Pendant huit jours et huit nuits,
à travers Los Angeles, les destins de 9 personnages vont être liés.
L'amour et la mort sont le fil conducteur d'une intrigue authentique et originale.
Ce film aborde notamment le thème du SIDA (AIDS en Anglais) et grâce
à ces deux extraits il sera possible d'aborder en cours ce sujet sensible.
Avant la diffusion des extraits : entrée en matière avec le passage
en revue des films qui ont traité le thème du SIDA. (Philadelphia
de Jonathan Demme, Les Nuits Fauves de Cyril Collard
)
EXTRAIT 1 : Mark est à l'hôpital. Il n'a plus que quelques
jours à vivre. Sa mère l'accompagne. C'est leur dernière
occasion pour tout se dire et sceller leur fragile union.
EXTRAIT 2 : Quant à Joan et Keenan, à peine sortis de l'adolescence,
ils espèrent seulement que leur amour juvénile pourra survivre.
Suite à la projection, travailler sur la description scénique
et sur le portrait.
(Where? Who? What)
Gena Rowlands and Sean Connery are Hannah and Paul, a couple
whose long and seemingly comfortable marriage is threatened by surprises from
within and without. Gillian Anderson is Meredith, a staunchly single, passionately
serious theatre director whose determination to avoid romantic complications
is challenged by the funny and tenacious Trent, played by Jon Stewart. It takes
a persistent suitor not to be discouraged by Meredith's relentless expectations
of doom - not to mention her 175 lb. pet mastiff. Meanwhile, Hugh, portrayed
by Dennis Quaid, is a loner, a man who hangs out at bars recounting sad stories
of tragic love to total strangers under the influence. Somehow, every time Hugh
opens his mouth, the circumstances of his blues become more and more imaginative.
Elsewhere, Jay Mohr is Mark, a man with a few days left to live, and Ellen Burstyn is his strong but loving mother, who must face her son on new emotional turf where honesty is the only rule. Even in this setting, mother and son feverishly race the clock to relive and recreate their fragile relationship. Madeleine Stowe and Anthony Edwards are Gracie and Roger, a couple who find companionship and sexual diversion in a clandestine affair in a high-rise hotel room where reality is checked at the door. Youngest of all, Joan, played by Angelina Jolie and Keenan, portrayed by Ryan Phillippe, are two single people losing themselves in the L.A club scene, daring to hope for love in an era that has intensified the search with new obstacles.
Over the course of eight days and nights, each of these men and women will impact each other's lives and thoughts about love in unexpected ways.
Discussion following the paper: the discussion afterwards mainly concentrated
on the legal aspects of using film in class, and particularly the differences
and similarities between American and French copyright law. The principle of
"fair use" is more protective of pedagogical uses of film (of copies
purchased legally, with or without "classroom rights") but American
and French law are both very restrictive of the use of copies.
Return to top