Toute atteinte à l'intégrité corporelle d'un être humain est susceptible d'être pénalement qualifiée d'infraction. Or le médecin accomplit quotidiennement, dans le cadre normal de sa profession, des actes d'atteinte au corps humain. Pour être pénalement justifié, il doit démontrer qu'il bénéficie de la permission tacite de la loi, laquelle repose sur quatre conditions fondamentales : Le diplôme du soignant, le consentement du soigné, le but curatif et la qualité de l'acte de soins.
Thèmes : analgésie - anesthésie péridurale - avortement - chirurgie esthétique - circoncision - consentement libre et éclairé - contraception - euthanasie - excision - expérimentation - greffe - hospitalisation d'office (internement) - majeurs incapables - mineurs - omission de porter secours - prélèvement d'organe - psychiatrie - stérilisation - suicide - toxicomanie - transsexualisme - urgence - vaccination
Mots-clés : chirurgien (chirurgical) - consentement - coups, blessures, violences volontaires - curatif - diagnostic - diplôme - infraction - justification - licéité (illicéité) - mutilation - intégrité - médecin (médical) - thérapeutique Bruno PY est Maître de Conférences à la Faculté de Droit de Nancy, Institut de Sciences Criminelles et de Droit Médical - ISCRIMED. Il est directeur du Master 2/D.E.S.S. Droit et économie de l'entreprise médicale, pharmaceutique et dentaire, membre de la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux de Lorraine et Conseiller juridique du Conseil départemental de l'Ordre des Médecins de Meurthe et Moselle. |