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NUMERO |
4/2003
(tome XLIII) |
| TITRE |
IDENTITES
ET MUTATIONS LE LONG DE L'ANCIEN RIDEAU DE FER |
| ARTICLE |
Vécu
et perception de la frontière entre la RDA et la RFA |
| AUTEURS(S) |
Heidi
ARMBRUSTER, Ulrike MEINHOF |
| RESUME
Cet
article est basé sur un projet de recherche concernant les identités
frontalières le long de l’ancienne frontière intérieure
allemande, dans la région de Haute Franconie/ Thuringe et a pour
objet la collecte de témoignages. Il éclaire trois périodes
de fonctionnement de la frontière qui caractérisent en
même temps trois phases d’une mentalité frontalière
en évolution : la fin des années cinquante au cours desquelles
les habitants de la frontière s’habituent lentement à
la rupture de leur espace ; les années soixante au cours desquelles
la guerre froide définit le statu-quo et par là même
la délimitation mentale des deux côtés ; et enfin
la période 1989-90 qui certes efface la frontière, mais
ne produit pas de nouvelle solidarité. L’article discute
de la façon dont ces périodes sont évoquées
et représentées dans les témoignages. On étudie
en particulier la signification de ce qui relie presque charnellement
l’individu à une région. En effet, la frontière
a d’abord été vécue comme une barrière
physique insurmontable coupant une région autrefois unifiée
et a changé la vie des gens d’une manière souvent
dramatique. Mais la région frontalière a aussi toujours
été à la fois un espace tangible aux contours bien
délimités et une carte mentale, produit des représentations
et des expériences individuelles. En observant la signification
de la région frontalière dans les récits des gens,
on étudie la relation entre l’espace physique et culturel
et on montre dans quelle mesure le vécu de la transformation
historique est relaté comme faisant partie de la connaissance
de la région.
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| MOTS-CLES
Frontière
entre la RDA et la RFA, Haute-Franconie, Thuringe, indentités
spatiales, populations frontalières, histoire orale |
| ABSTRACT
This chapter is based on our study
of Border identities on the former German-German border in the region
of northern Bavaria/southern Thuringia. It discusses narratives about
three historical phases of border definition: The late 1950s which saw
a gradual coming to terms with division on both sides; the 1960s onwards
where the Cold War confirmed the status quo for people on either side,
and the period after 1989/90, which led to a dissolution of the sociopolitical
division with the fall of the wall, but without necessarily creating
a new sense of togetherness. We explore the significance of landscape
and embodied knowledge in our data. Evidently, the border we are concerned
with was a virtually unsurmountable physical construct which cut through
a once unified cultural region and changed people’s lives in often
dramatic ways. The border landscape was always both: an item of tangible
geography and a cultural and cognitive map, both shaping and constraining
people’s experiences and personal histories. By looking at the
significance of the border landscape in people’s narratives we
investigate the relationship between the physical and the cultural,
and elucidate in how far the experience of historical transformation
is narrated as embodied spatial knowledge.
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KEYWORDS
German-German
border, Saale, Upper Franconia, Thuringia, spatial identities, border
populations, oral history |
| ZUSAMMENFASSUNG
Dieser
Artikel beruht auf einem Forschungsprojekt über Grenzidentitäten
an der ehemaligen deutsch-deutschen Grenze im Raum Oberfranken / Thüringen
und hat Interviewnarrationen zum Gegenstand. Er beleuchtet drei Phasen
der Grenzziehung, die zugleich drei Phasen einer sich verändernden
Grenzmentalität kennzeichnen: Die späten 50iger Jahre, in
der GrenzbewohnerInnen sich langsam an die Tatsache eines durchschnittenen
Lebensraumes gewöhnen; die 60iger Jahre, in der der kalte Krieg
den status-quo und damit die mentale Abgrenzung beider Seiten definiert,
und schliesslich die Periode nach 1989-90, die zwar die Grenze aufhebt
aber keine neue Solidarität erzeugt. Der Artikel diskutiert wie
diese Phasen in den Interviewdaten erinnert und repräsentiert werden.
Aspekte von Landschaft und Verkörperlichung spielen dabei eine
besondere Rolle, da die Grenze immer beides war: eine undurchdringbare
physische Mauer und eine soziokulturelle und kognitive Tangente. Der
Artikel zeigt, wie das Ineinanderverwobensein der physischen und soziokulturellen
Dimension von Landschaft Selbstverständnis und historische Erfahrung
der Grenzbevölkerung geformt hat. |
SCHLÜSSELWÖRTER
Deutsch-Deutsche Grenze, Saale, Oberfranken, Thüringen, räumliche
Identiäten, Grenzbevölkerungen, oral history |