TERRITOIRE ET PRISE EN COMPTE DU HANDICAP
Pierre, une nouvelle vie après l'accident
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Pierre en fauteuil

Une préoccupation : l'emploi

Pierre vient d’obtenir sa reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) auprès de la commission technique d’orientation et de reclassement professionnel, plus généralement désignée sous le sigle COTOREP.

Il occupait un emploi d’informaticien avant l’accident, et il compte bien reprendre ses activités au plus vite.
Son employeur est prêt à l’accueillir au sein de l’entreprise mais sa reprise de travail reste conditionnée à des aménagements particuliers et coûteux pour l’employeur.

En effet, le service de Pierre est situé au 2ème étage de l’immeuble et sans ascenseur.
Il serait indispensable d’aménager un bureau pour Pierre au rez-de-chaussée (mais il serait très isolé de ses collègues), de construire un ascenseur qui desservirait les 3 étages ou une aide technique qui permettrait à Pierre de franchir au moins le 1er étage.

Les toilettes de l’entreprise ne sont pas adaptées pour les personnes à mobilité réduite.

L’agencement du poste de travail ne lui permet pas d’être autonome, il faut revoir l’ameublement afin que tous les documents soient accessibles, et aussi que son ergonomie soit correcte pour que les difficultés de Pierre soient bien prises en compte. Son installation est essentielle pour l’évolution favorable de son handicap.

D’autre part, bien que l’environnement relationnel de Pierre au sein de l’entreprise soit amical et chaleureux, il est néanmoins nécessaire qu’une information soit faite aux collègues de travail pour que l’accueil de Pierre et de son handicap se déroule dans de bonnes conditions.
Le handicap fait peur.

Lien avec la partie historique du module

Pierre se demande comment tous ces obstacles pourront être franchis pour lui permettre de travailler.
Il se répète qu’un informaticien n’a pas besoin de ses jambes pour exercer son métier !
Quelques marches le sépareraient elles d’un emploi alors que l’employeur plébiscite son retour ?

La volonté de l’employeur et l’action de l’AGEFIPH peuvent faciliter sa réinsertion.