Programme des activités n° 12 (2006-2007)

 

Nouveaux membres | Publications récentes | Séminaires | Groupes de travail | Colloques et journées d’étude | Conférences 2006-2007 | Edition | Site internet

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Dernière mise à jour le 26/10/06


Nouveaux membres


De nombreux nouveaux membres sont entrés en 2006 aux Archives Poincaré.

 

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Publications récentes

 

Bernard Andrieu

Sophie Arborio

Michel Bastit

Thomas Bénatouïl

Yamina Bettahar

Christophe Bouriau

Sandrine Darsel

Equipe Academos

Dominique Flament

Gerhard Heinzmann

Isabelle Joly

Ralf Krömer

Soazig LeBihan

Igor Ly

Amirouche Moktefi

Philippe Nabonnand

Roger Pouivet

Manuel Rebuschi

Fabien Schang

Anne-Françoise Schmid

Léna Soler

Joseph Vidal-Rosset

Klaus Volkert

Scott Walter

Frédéric Wieber

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Séminaires

 

Séminaire d’Histoire et de Philosophie des Sciences des Archives Henri Poincaré

Le séminaire a lieu le Mercredi de 17h à 19h, tous les 15 jours, salle Raymond Ruyer (A256 bis), sur le Campus Lettres et sciences Humaines de l’Université Nancy 2. Le programme détaillé des séances pour 2006-2007 est disponible en ligne :

http://www.univ-nancy2.fr/poincare/activites/semArchives0607.html

Contact : Manuel Rebuschi (manuel.rebuschi@univ-nancy2.fr)


Séminaire transversal

L'IREM, le « groupe M » et les Archives Henri Poincaré mettent en place cette année à la Faculté des Sciences de l'Université Henri Poincaré un séminaire « transversal » consacré aux sciences et à la philosophie des sciences. Il sera axé autour de trois questions :

Le séminaire aura lieu le Jeudi tous les 15 jours, de 14h à 16h en salle E30 (bâtiment du premier cycle de la Faculté des Sciences). Il sera complété par des séances en groupe de travail.

Le programme des séances est disponible en ligne :

http://www.univ-nancy2.fr/poincare/activites/semtrans.html

Contact : Philippe Lombard (philippe.lombard@irem.uhp-nancy.fr)


Séminaires de l’équipe ACCORPS

L’équipe ACCORPS (Action – Cultures – Corporéité – Performance  dans les Pratiques Sportives) organise deux séminaires :

Le programme détaillé des séances pour 2006-2007 est disponible en ligne :

http://www.univ-nancy2.fr/poincare/activites/accorps.pdf

Contact : Bernard Andrieu (bernard.andrieu@wanadoo.fr)


Séminaire des doctorants

Ce séminaire hebdomadaire aura lieu le Vendredi, de 14h à 16h aux Archives Poincaré, salle Jules Vuillemin (J303). Il sera l’occasion pour les doctorants et post-doctorants du laboratoire de présenter et défendre leurs travaux, ou de discuter sur des objets communs ou sur des aspects pratiques ou méthodologiques du travail de recherche.

Contact : Eric Lemaire (lemai013@voila.fr)

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Groupes de travail

 

Groupe de travail « Pratiques scientifiques »

Groupe de travail co-animé par Léna Soler et Emiliano Trizio (Archives Poincaré).

La philosophie des sciences, et plus généralement les études réflexives consacrées aux science ont toutes, et toujours plus à partir des années 70 quelque soient leur style et leurs tendances par ailleurs, insisté sur la nécessité de ne pas s’en tenir aux théories scientifiques constituées et aux travaux scientifiques publiés, et milité en faveur d’une approche qui aborde la science à partir des pratiques scientifiques considérées dans toutes leurs dimensions (savoir-faire et aspects tacites inclus).

Fort de quelques décennies de recul, le groupe de travail vise un état des lieux des outils, des enseignements, des difficultés et des nouvelles questions introduits par une telle orientation, ainsi qu’une investigation des problèmes méthodologiques et philosophiques qui émergent des études déjà conduites.

Ce groupe de travail se réunira une fois par mois aux Archives Henri Poincaré. Il préparera à un colloque international en juin 2008, précédée d'une journée d'étude en novembre 2007.

Contact : Léna Soler (lena.soler@univ-nancy2.fr)


Groupe de travail « Paradoxes épistémiques : approches formelles et informelles »

Groupe de travail co-animé par Franck Lihoreau, Manuel Rebuschi et Fabien Schang (Archives Poincaré).

La littérature épistémologique récente témoigne, d’une part, de l’attention croissante suscitée par les « paradoxes épistémiques » (dont le « paradoxe de la loterie » et celui « de la connaissabilité »), et d’autre part de l’intérêt grandissant pour l’application des méthodes formelles (en particulier la logique épistémique) à la philosophie de la connaissance. L’objectif de l’atelier sera précisément, en prenant appui sur l’examen des paradoxes en question, de réfléchir non seulement du point de vue de la philosophie de la connaissance mais aussi de la philosophie de la logique et du langage, sur l’apport, la portée et les limites des approches formelles en épistémologie.

Contact : Franck Lihoreau (francklihoreau@hotmail.com), Manuel Rebuschi (manuel.rebuschi@univ-nancy2.fr), Fabien Schang (schang.fabien@voila.fr)


Groupe de travail « Espaces vectoriels topologiques de Bourbaki, entre Banach et Grothendieck »

Groupe de travail organisé par Liliane Beaulieu (Archives Poincaré), sous la direction scientifique de Christian Houzel.

Les cinq chapitres, le fascicule de résultats et le dictionnaire des « Espaces vectoriels topologiques » — Livre V des Éléments de mathématique, communément appelés « E.V.T. » — de N. Bourbaki, furent publiés entre 1953 et 1967. Ils ne nécessitèrent pas moins de 16 rédactions préliminaires, assez volumineuses, entre 1935 et 1953. Pour les derniers chapitres et la révision du livre des éditions ultérieures, Bourbaki produisit en outre une dizaine d’autres rédactions.

Adoptant une méthode quasi exégétique nous étudierons minutieusement ces rédactions, comme autant de strates, afin d’en cerner les contenus, les orientations et les enjeux. Dans ce dessein, nous plongerons également dans l’histoire des espaces vectoriels au vingtième siècle afin de situer les orientations de Bourbaki par rapport à ce qui s’est fait auparavant et parallèlement à son travail. Nous tenterons ainsi de répondre à la question qui s’impose d’emblée : Pourquoi Bourbaki consacra-t-il un volume entier de ses Éléments à un sujet sur lequel d’excellents ouvrages étaient écrits par ailleurs ?

Nous prendrons pour point de départ la Théorie des opérations linéaires (1931, 1932) de Stefan Banach dont Bourbaki s’inspira dans ses premières rédactions. Parmi les ouvrages-clefs, on compte la Théorie des Distributions (1950, 1951) de Laurent Schwartz, des travaux conjoints de Jean Dieudonné et Schwartz, le cours professé par Alexandre Grothendieck au Brésil, les Topologische lineare Räume de Gottfried Köthe (1960, 1966 ; trad. angl. 1969, 1979)   et le célèbre Séminaire de Géométrie Algébrique de Grothendieck.

Nous articulerons ainsi les raisons mathématiques qui ont suscité un renouveau de l’analyse fonctionnelle, entre la théorie des distributions et les développements sur les groupes localement compacts (groupes de Lie, entre autres) dont Grothendieck fut un des principaux architectes.

Contact : Liliane Beaulieu (beaulieu@ihp.jussieu.fr)

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Colloques et journées d’étude

 

Colloque « Inventer l’espace »

Paris, Fondation Maison des Sciences de l’Homme, 19-21 octobre 2006. Colloque co-organisé par les Archives Poincaré (UMR 7117 CNRS) et l'équipe F2DS de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme de Paris.

Programme détaillé disponible en ligne : http://www.univ-nancy2.fr/poincare/colloques/inventer_espace.html

Contact : Dominique Flament (flament@msh-paris.fr) / Philippe Nabonnand (philippe.nabonnand@univ-nancy2.fr)


Colloque « Valeurs cognitives dans les arts »

Nancy, Université Nancy 2, Campus Lettres et Sciences Humaines, 16-17 novembre 2006. Colloque organisé par les Archives Poincaré (UMR 7117 CNRS) avec le soutien financier d’ARTEM.

On oppose souvent la sensibilité artistique et la rationalité scientifique. Cette opposition suppose que l’activité scientifique soit exempte de toute préoccupation esthétique, ce que bon nombre d’épistémologues et de philosophes des sciences contestent. Elle encourage aussi à penser que les arts ne comprennent aucune valeur cognitive, ce que certains philosophes de l’art mettent en question.

Toutefois, il ne suffit pas d’affirmer que les frontières entre arts et sciences sont poreuses, encore convient-il de déterminer exactement quelle est la nature des caractéristiques esthétiques des activités scientifiques ou des valeurs cognitives propres aux arts. C’est surtout ce deuxième aspect qui sera traité lors de colloque : Les œuvres d’art nous apprennent-elles quelques chose ? En quel sens le font-elles ? Comment le font-elles ? À supposer qu’elles nous apprennent quelque chose et que nous puissions déterminer exactement quoi, quelles conclusions pourrait-on en tirer dans un projet de rapprochement entre l’enseignement scientifique et l’enseignement artistique, tel qu’il se dessine dans ARTEM ?

Programme détaillé disponible en ligne : http://www.univ-nancy2.fr/poincare/colloques/vca/

Contact : Roger Pouivet (roger.pouivet@univ-nancy2.fr)


Journée « Risque et précaution »

Nancy, IUT Nancy-Brabois, 07 décembre 2006. Journée organisée par le GIRPS (Groupe Interdisciplinaire de Recherche sur la Philosophie des Sciences).


Cette journée de « réflexion-débats » portera sur la nouvelle situation de risques que nous connaissons aujourd'hui, sur les effets qu’elle produit dans le monde et la société, sur les conséquences que nous devons en tirer. L’hypothèse qui sera en discussion est que seule une attitude de précaution, en rupture avec l’idéologie du progrès qui a très largement prévalu tout au long du dernier siècle, permet de répondre à cette situation, tout à la fois inédite et porteuse de menaces.

Quelles sont ces menaces ? Que faut-il entendre par « précaution », si l’on veut y voir plus que la prudence ordinaire – et donc si l’on veut en faire la « philosophie » d’un  nouveau mode de développement ? Comment la société  devra-t-elle être impliquée ? Ce seront quelques-unes des questions qui serviront de fil directeur à cette après-midi d’exposés et de débats. Des scientifiques, des philosophes, des représentants des sciences humaines, croiseront leurs arguments, mais auront aussi le souci permanent de faire participer toutes les personnes présentes – de faire de cette après-midi un exercice de démocratie participative.

Contact : Denis Grison (Denis.GRISON@iutnb.uhp-nancy.fr)


Journée « Représentations diagrammatiques de la négation »

Nancy, Université Nancy 2, Campus Lettres et Sciences Humaines, 14 décembre 2006. Journée organisée par les Archives Poincaré (UMR 7117 CNRS).

Dans ses Etudes Logiques (1877), le philosophe allemand Friedrich Lange ne dérogeait pas à la règle de l’époque en prétendant qu’il est impossible de penser de façon contradictoire : A et non-A ne peuvent pas être vrais tous les deux. Pour le néo-kantien Lange, les lois de la logique sont des lois de l’esprit déterminées par la sensibilité et qui structurent l’espace. Connaître les propriétés structurelles de cet espace, c’est connaître les limites du pensable. Pour démontrer l’impossibilité de la pensée contradictoire, il eut donc recours aux diagrammes de type Euler, une méthode de démonstration dans laquelle les relations logiques sont représentées par des relations spatiales entre des classes.

La logique moderne semble montrer que Lange avait tort, puisqu’il existe de nos jours des systèmes non-classiques dans lesquels on peut penser en termes contradictoires, et même au-delà : non seulement la loi de non-contradiction est rejetée : ‘A et non-A’ est vraie dans certains modèles, mais la loi du tiers exclu également : ‘ni A ni non-A’ est vraie dans certains modèles. Dans une logique des diagrammes, la traduction de ces formules signifiera tantôt que A est ici et ailleurs, tantôt que A n’est ni ici ni ailleurs. Ces formules ont-elles un sens, et comment les représenter par des diagrammes ? Pour répondre à ces questions, la réflexion portera sur la notion de négation puisque c’est elle qui détermine le sens à donner à la contradiction et au tiers exclu.

Cette journée d’études aura pour but de comprendre la (ou les) signification(s) de la négation à partir d’une approche spatiale, c’est-à-dire par des constructions en diagrammes : les propriétés de paraconsistance (A et non-A peuvent être vrais tous les deux) et de paracomplétude (A et non-A peuvent être faux tous les deux) sont-elles concevables dans un diagramme ? Dans le cas inverse, l’impossibilité de concevoir ces relations spatiales montrerait-elle que les systèmes paraconsistants et paracomplets croient parler de la négation lorsqu’ils parlent d’autre chose ?

La négation sera discutée sous ses deux aspects principaux :

1.      La négation classique, de type ¬A

2.      La négation non-classique, qui comprend :

a.      la négation paraconsistante ~A

b.      la négation paracomplète Ā

La méthode des diagrammes sera utilisée pour comprendre dans quelle mesure ~A et Ā expriment des formes distinctes de négation de A.

Contact : Amirouche Moktefi (amirouche.moktefi@gersulp.u-strasbg.fr) / Fabien Schang (schang.fabien@voila.fr)


Journée des doctorants des Archives Poincaré

Nancy, Campus Lettres et Sciences Humaines, janvier 2007. Journée organisée par les Archives Poincaré (UMR 7117 CNRS).

Cette journée, instituée cette année, sera l’occasion pour les doctorants du laboratoire, travaillant sur des problématiques diverses, de présenter leurs travaux de recherche. Une seconde journée est prévue pour la fin de l’année universitaire.

Contact : Amirouche Moktefi (amirouche.moktefi@gersulp.u-strasbg.fr)


Colloque « 150 ans d’Alfred Binet : De la psychopédagogie aux sciences de l’éducation : éducabilité de l’intelligence et représentations du handicap »

Lyon, Centre Jean Bosco, 9-10 mars 2007. Colloque co-organisé par les Archives Binet (Archives Poincaré) et la Société Binet-Simon.

L’œuvre d’Alfred Binet ressemble à celle d’un magnifique carrefour : à la croisée des chemins de la médecine psychologique, de la clinique mentale, de la pédagogie scientifique, de l’introspection, des sciences naturelles, de la psychologie pathologique, de la suggestion, de la psychologie dramatique, de la criminologie, de la psychologie de l’enfant… son œuvre rassemble des travaux différents sans apparente ligne directrice.

A. Binet cherchait plutôt la psychologie synthétique, comme Daniel Lagache la synthèse de la psychologie. La psychologie synthétique, même si sa mort prématurée l’aura empêché de la réaliser, est définie par les différents axes de ses recherches, la variété des objets d’étude n’étant pas le signe d’une dispersion épistémologique mais d’une déclinaison thématique dont nous souhaitons rendre compte. Chaque thème est un mode d’étude d’un modèle intégratif de l’homme mental. Or ne disposant pas de science de synthèse, comme aujourd’hui les sciences cognitives pour les psychologues, A. Binet dégage la cognition du naturalisme et de la physiologie dans un volet critique, la psychométrie.

Le colloque 1857-2007 a pour but de montrer comment en 150 ans depuis la naissance d’Alfred Binet, nombre de déplacements, de renouvellements de l’étude de l’enfant et de l’élève se sont effectués dans la continuité de ou en rupture avec ses théories. Seront donc abordées : la fondation du laboratoire de pédagogie expérimentale de la rue Grange-aux-Belles (1905) ; la création et l’édition de l’Année psychologique (1894) ; la mise au point du Test Binet-Simon et des classes spécialisées ; la psychopédagogie et les sciences de l’éducabilité ; l’étude du corps de l’enfant ; l’évolution des représentations du handicap.

Contact : Bernard Andrieu (bernard.andrieu@wanadoo.fr)

 

 

Journées et atelier « La connaissance en question »

Nancy, Campus Lettres et Sciences Humaines, 15-16 mars 2007. Journées organisées par les Archives Poincaré (UMR 7117 CNRS).

Aussi bien la notion de connaissance que celle de question intéresse la philosophie à plus d’un titre et de manière presque « constitutive ». Il suffit de songer à la manière dont le Ménon présente un Socrate capable de « faire accoucher » son interlocuteur, en lui posant une série de questions auxquelles il répond correctement, d’une vérité géométrique dont il semblait auparavant totalement ignorant. Ceci fait plus que suggérer une idée de connaissance comme capacité à répondre à des questions, que l’on retrouve chez des auteurs incontournables comme Dewey, et plus près de nous Hookway, et peut-être surtout Hintikka, dans un cadre plus formel cette fois.

Par ailleurs, il y a à l’heure actuelle en philosophie de la connaissance et des attributions de connaissance une controverse importante (autour de Stanley et Williamson notamment) sur la question de savoir si l’on peut et doit réduire théoriquement les attributions « interrogatives » de connaissance de la forme « S sait Q », où « Q » dénote une question indirecte (« si ceci ou cela est le cas », « qui est untel », « comment faire telle ou telle chose », « pourquoi ceci ou cela »), à des attributions « déclaratives » de connaissance de la forme « S sait que Q ».

En outre, une notion-clé susceptible d’avoir des répercussions théoriques importantes est celle de contexte, puisque d’une part les trois notions sont liées historiquement parlant (dans le pragmatisme, p. ex) et que d’autre part on constate que la philosophie analytique contemporaine de la connaissance insiste de plus en plus sur l’intérêt de penser la supposée « relativité au contexte » des attributions de connaissance en termes de « relativité à des questions » (chez Schaffer, par exemple).

Cet atelier, qui s’étalera sur deux jours, poursuit deux objectifs principaux : 1. permettre aux différents participants, dans la partie « atelier » proprement dite, de se familiariser avec les problèmes touchant au(x) rapport(s) entre connaissance et questions, en en proposant aussi bien un éclairage historique qu’en fournissant les outils techniques et conceptuels (logique épistémique, sémantique des questions, logique dialogique) qui leur permettront d’en appréhender les enjeux actuels, tant philosophiques que logiques et linguistiques, et 2. permettre aux différents intervenants, dans la partie « communications », de présenter leurs travaux sur le(s) rapport(s) entre connaissance et questions, et ainsi montrer tout l’intérêt d’une réflexion approfondie et actuelle sur le(s) problème(s) qu’il(s) pose(nt).

Contact : Franck Lihoreau (francklihoreau@hotmail.com)


Colloque « Qu’est-ce que la géométrie aux époques modernes et contemporaines ? »

Luminy, CIRM, 16-20 avril 2007. Journée co-organisée par les Archives Poincaré (UMR 7117 CNRS) et Klaus Volkert (Archives Poincaré, Université de Cologne).

Cette thématique se déclinera autour de plusieurs questionnements : qu’est-ce qu’un objet géométrique (courbes, figures, espaces, transformations) ?, qu’est-ce qu’une propriété géométrique ?, qu’est-ce qu’une méthode géométrique (méthodes synthétiques et analytiques, structures géométriques) ?, qu’est-ce qu’une approche géométrique (physique, applications de la géométrie, mathématiques appliquées, sciences de l’ingénieur), qu’est-ce qu’un point de vue géométrique ?

  1. Les méthodes analytiques développées à partir du 17e siècle et le retour du point de vue synthétique à partir du 19e siècle entraînent un « effacement de la figure ». La volonté de développer des méthodes générales entraîne une mutation de l’objet de la géométrie : il ne s’agit plus d’étudier les propriétés des figures mais celles des transformations de l’espace. Les définitions successives des coniques sont un exemple emblématique de cette mutation.
  2. Les évolutions durant le 19e siècle de la discipline géométrique entraînent celle des programmes de géométrie dans les curricula de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur. Les réformes successives des programmes sont l’occasion de reprendre et de populariser les nouvelles conceptions de la géométrie. L’étude des débats entre les enseignants de mathématiques est l’occasion de s’intéresser à la diffusion dans des milieux plus larges que ceux des académies et des universités des nouvelles géométries.
  3. La question des méthodes liées à celle de développer des méthodes générales est particulièrement débattue durant la première moitié du 19e siècle en particulier à l’occasion de l’émergence du point de vue projectif. Les géomètres se soucient en particulier de justifier l’utilisation des éléments impropres (à l’infini ou imaginaire), de définir différents types de propriétés (propriétés métriques ou projectives). Les traités de Carnot, Poncelet, Chasles, Steiner, Plücker ou von Staudt sont truffés de considérations par lesquelles ils précisent leurs intentions et justifient leurs points de vue et leurs méthodes.

Contact : Philippe Nabonnand (philippe.nabonnand@univ-nancy2.fr)


Journées Wittgenstein

Nancy, Archives Henri Poincaré, 3-4 mai 2007. Ces journées organisées par Eric Lemaire (Archives Poincaré), avec la participation attendue de Peter Hacker, regrouperont deux sections :

1.    Philosophie des mathématiques :

La philosophie des mathématiques de Wittgenstein est depuis un peu plus d’une quinzaine d’années un sujet important. En effet, jusque là la plupart des contributions d’importance s’étaient concentrées sur l’apport de Wittgenstein en philosophie de l’esprit, et les jugements sur sa contribution dans ce domaine étaient plutôt négatifs. On accusait parfois Wittgenstein de ne pas être suffisamment informé en la matière, et d’avoir commis des erreurs grossières. Avec la publication progressive de ses écrits sur les mathématiques, qui représentent environ la moitié de son œuvre, les lecteurs de Wittgenstein tentent de trouver les raisons qui ont amené Wittgenstein à penser que son apport principal se situait en philosophie des mathématiques. Si depuis la publication de ses divers écrits sur les mathématiques, quelques ouvrages ont été réalisés (P. Frascolla, M. Marion, J. Bouveresse, C. Wright), le travail d’assimilation n’est pas terminé.

2.    Conception et méthodologie de la philosophie

Il est banal de dire que le concept de philosophie a été au cœur des préoccupations de Wittgenstein tout au long de son itinéraire. Toutefois, cela l’est beaucoup moins dès lors qu’il s’agit de déterminer si la conception de la philosophie qui fut la sienne est vraie ou pas. Sur ce point, il n’existe pas plus aujourd’hui qu’hier de consensus. Les uns ignorent ou méprisent une idée de la philosophie. Ils pensent qu’elle ne peut mener qu’à la destruction de la discipline elle-même et qu’il est donc impossible de la pratiquer réellement, ou qu’à de vains et obscurs bavardages. D’autres autres l’acceptent entièrement, estimant que Wittgenstein a dépassé la conception traditionnelle de la philosophie comme science d’une réalité vaporeuse, mystérieuse, et assurent qu’on ne peut comprendre Wittgenstein sans mettre en avant cet aspect de sa pensée. 

Contact : Eric Lemaire (lemai013@voila.fr)


Journées « Recherche(s) en métaphysique »

Nancy, Campus Lettres et Sciences Humaines, 14-15 juin 2007. Journées organisées par les Archives Poincaré.

De fait, la métaphysique n’est pas morte, puisqu’on en fait. L’objectif de ces journées est de fournir un échantillon aussi représentatif que possible de ce qui se fait aujourd’hui en matière de recherche en métaphysique. Pour ce faire, nous proposons de réunir, sur une journée, aussi bien des chercheurs confirmés que des « jeunes chercheurs » (étudiants avancés, jeunes docteurs, etc.) en métaphysique (et histoire de la métaphysique), invités à présenter leurs travaux en cours.

Contact : Franck Lihoreau (francklihoreau@hotmail.com)


Colloque « Le débat épistémologique en Europe autour de 1900 : conventionnalisme et pragmatisme »

Grenoble, Université Pierre Mendès-France, septembre 2007. Colloque co-organisé par l’Académie Helmholtz et les Archives Poincaré.

Contact : Pierre Edouard Bour (pierre-edouard.bour@univ-nancy2.fr)


Journée « Pratiques scientifiques »

Nancy, Archives Henri Poincaré, novembre 2007. Journée co-organisée par Léna Soler et Emiliano Trizio (Archives Poincaré).

Faisant suite aux travaux du groupe de travail « Pratiques scientifiques », cette journée d’étude aura fonction d’étape charnière : y seront invités des auteurs qui auront spécialement retenu l’attention des membres du groupe au cours de leur exploration, et qui seront ensuite activement associés à l’élaboration du colloque de juin 2008.

Contact : Léna Soler (lena.soler@univ-nancy2.fr)


Journée « Epigénèse et survenance en philosophie du vivant »

Nancy, Archives Henri Poincaré, 06 décembre 2007. Journée organisée par Michel Bastit (Archives Poincaré).

Il s'agit de préciser la signification et l'usage des notions relativement voisines d’épigénèse et de survenance dans le champ de la philosophie du vivant (entendue largement : comme comprenant la philosophie de l'esprit), d'élucider leur rapport avec l'ontologie et la métaphysique, notamment de s'interroger sur la nature de la nouveauté émergente ou survenante. Pour cela on se propose de faire appel d'une part à trois éclairages historiques : Aristote, Stoïciens, Pensée Biologique moderne (à partir de Wolf), et d'autre part à trois éclairages plus systématiques : ontologie et métaphysique contemporaines, philosophie de l'esprit, philosophie contemporaine du vivant.

Contact : Michel Bastit (michel.bastit@wanadoo.fr)

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Conférences 2006-2007

 

Stéphane Abadie

Bernard Andrieu

Sophie Arborio

Michel Bastit

Thomas Bénatouïl

Christophe Bouriau

Sandrine Darsel

Corinne Guingamp

Gerhard Heinzmann

Ralf Krömer

Soazig LeBihan

Franck Lihoreau

Philippe Lombard

Igor Ly

Amirouche Moktefi

Christian Molaro

Philippe Nabonnand

Roger Pouivet

Fabien Schang

Anne-Françoise Schmid

Emiliano Trizio

Joseph Vidal-Rosset

Klaus Volkert

Scott Walter

Frédéric Wieber

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Edition

 

Philosophia Scientiæ

 

Sont parus en 2005-2006 deux numéros et un cahier spécial :

 

Aperçus philosophiques en logiques et en mathématiques

Volume 9, cahier 2 (novembre 2005), édité par Gerhard Heinzmann et Manuel Rebuschi.

Cette livraison comprend une sélection de conférences présentées à Nancy en octobre 2002 dans le cadre du Colloque « Philosophical Insights into Logic and Mathematics » (PILM). Il contient des contributions de Lawrence Neff Stout, Emmanuel Barot, Christophe Heintz, Bart van  Kerkhove & Jean-Paul van Bendegem, Ralf Krömer, Johannes Lenhard, Michel Paty, Hartley Slater, Alexander Zenkin, Alain Herreman, Pierre Joray, Pierre Cassou-Noguès, Javier Legris, Dale Jacquette, Shira Elqayam, Fabien Schang, Denis Bonnay et Francien Dechesne.

 

Jerzy Kalinowski : logique et normativité

Volume 10, cahier 1 (avril 2006), édité par Michel Bastit et Roger Pouivet.

Consacré à l’œuvre de Jerzy Kalinowski, ce volume comprend des contributions de Jean-Louis Gardies, Paul Gochet, Carlos I. Massini, Kevin Mulligan, Jan Wolenski, R. Bozzi, Gianfranco Ferrari, Otta Weinberger et Leon Koj, ainsi qu’une bibliographie exhaustive de Jerzy Kalinowski réalisée par Tadeusz Kwiatkowski et Agnès Bastit.

 

Constructivism: Mathematics, Logic, Philosophy and Linguistics

Cahier spécial 6 (septembre 2006), édité par Gerhard Heinzmann et Giuseppina Ronzitti.

Ce volume comprend des contributions de Herman R. Jervell, Wim Veldman, Hajime Ishihara, Bianca Boretti & Sara Negri, Charles McCarty, Colin McLarty et Aarne Ranta.

 

Fin 2006 paraîtra le cahier 2 du volume 10, premier de deux numéros consacrés à l’œuvre de Louis Rougier. Le second numéro paraîtra en 2007, ainsi qu’une traduction inédite par Christophe Bouriau de Die Philosophie des als ob, de Hans Vaihinger.

Plus de détails : http://www.univ-nancy2.fr/poincare/philscien/pspage.html

Edition de la Correspondance d’Henri Poincaré

Le manuscrit du Volume consacré à la Correspondance d’Henri Poincaré avec des physiciens sera déposé le 1er novembre 2006. Il paraîtra courant 2007 chez Birkhäuser (Basel), dans la série « Publications of the Henri-Poincaré Archives ». Les deux volumes suivants, consacrés à la Correspondance avec des mathématiciens et des astronomes et à la Correspondance administrative et privée, sont en cours de réalisation.

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Site internet

 

Le site internet des Archives Poincaré va connaître cette année de profondes transformations. Deux chantiers sont en cours :

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