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<title> Note sur les observations en
  géodésie </title>
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<h2>Note sur les observations en
  géodésie</h2><a name="bdlnote1899-05-10">
</a> 
<div class="p"><!----></div>

<div align="right">10 Mai 1899
</div>

<div class="p"><!----></div>
Note de M. H. Poincaré

<div class="p"><!----></div>
On peut faire en géodésie trois sortes d'observations
:

<div class="p"><!----></div>
1° les observations géodésiques proprement dites qui nous font
connaître la forme géométrique du globe.

<div class="p"><!----></div>
2° Les nivellements qui font connaître la hauteur du sol au dessus du géoïde.

<div class="p"><!----></div>
3° Les observations du pendule.

<div class="p"><!----></div>
Les trois séries d'observations sont solidaires, et si deux d'entre
elles étaient complètes et parfaitement précises, la troisième
deviendrait inutile.

<div class="p"><!----></div>
Si en effet on développe en séries de Laplace la hauteur du sol au
dessus du géoïde, celle du géoïde au dessus de l'ellipsoïde
de Clarke, et l'intensité de la pesanteur, il y a entre les trois
coëfficients correspondants des trois développements une relation
linéaire très simple.

<div class="p"><!----></div>
On peut à l'aide de cette relation vérifier si l'explication des
anomalies de la pesanteur proposée par M. Lallemand et qui paraît au
premier abord séduisante
est suffisante pour en rendre compte : on reconnaît qu'il n'en est
rien ; il est donc nécessaire d'admettre avec M. Faye, un déficit de
matière sous les continents et un excédant sous les Océans.

<div class="p"><!----></div>
Si la formule proposée pour le pendule par M. Faye était tout à fait
exacte, le géoïde ne différerait pas de l'ellipsoïde. Mais cette
formule n'est qu'approchée sur les continents et n'est plus exacte sur
les mers.

<div class="p"><!----></div>
On voit par ces considérations que les observations du pendule nous
donneraient une connaissance plus exacte de la figure de la Terre que
les observations géodésiques ; à une condition toutefois, c'est que
les observations fussent faites sur toute la surface du globe
systématiquement et avec des instruments aussi semblables que
possible.

<div class="p"><!----></div>
Il y aurait donc intérêt à ne pas abandonner les expériences projetées
par le Bureau pour la comparaison des différents systèmes de pendule ;
et de les faire reprendre aussitôt que la campagne d'été de M. Janssen
au Mont Blanc sera terminée et que le pendule de Sterneck redeviendra
disponible.

<div class="p"><!----></div>
<br /><br /><font size="-1"><b>AD 2p. Registre des séances du Bureau des longitudes,
  séance du 10.05.1899 (annexe), Archives du Bureau des longitudes, Paris.</b><font size="+0">

<div class="p"><!----></div>
Time-stamp: &lt; 8.11.2009 23:29&#62;
</font></font><div class="p"></div><br /><br /><hr /><a href="../index.html"><img src="../contents_motif.gif" alt="contents_motif.gif" /></a>&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;<a href="/poincare/chp/">Archives Henri Poincar&eacute;</a> (CNRS, UMR 7117)<div class="p"></div></body></html>

