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<title>H. Poincar&eacute; Correspondence</title>
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<meta name="keywords" content="poincar&eacute;, letters, henri, correspondence, scientifique"></meta>
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</head>
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<div class="p"><!----></div>


<div class="p"><!----></div>







 
<div class="p"><!----></div>
 




 


<div class="p"><!----></div>















    
  
  
   
<h2>Birkeland à Poincaré</h2><a name="birkeland1">
</a>
<div class="p"><!----></div>

<div align="right">Paris 11 Janv 1893
</div>

<div class="p"><!----></div>
Monsieur,

<div class="p"><!----></div>
Je vous exprime tous mes remerciements pour votre bonté de présenter
ma note à l'Académie.<a href="#tthFtNtAAB" name="tthFrefAAB">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>1</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>

<div class="p"><!----></div>
Vous avez annoncé au cours l'autre jour, que vous allez traiter sur
les expériences de MM.&nbsp;Hagenbach et Zehnder.<a href="#tthFtNtAAC" name="tthFrefAAC">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>2</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>

<div class="p"><!----></div>
Quand mes expériences différentes sur le circuit secondaire avec
téléphone ont fait voir des phénomènes tout à fait analogues à ceux,
révélés par les expériences de H et Z, il pourra peut-être vous
intéresser un peu, de voir les conclusions que je crois, que l'on peut
déduire d'une manière naturelle de mes expériences.

<div class="p"><!----></div>

<center><img src="images/birkeland1a_1.jpg" alt="images/birkeland1a_1.jpg" /></center>

<div class="p"><!----></div>
(Pour le résonateur avec téléphone, voir mon mémoire pag.&nbsp;584 et
611.)<a href="#tthFtNtAAD" name="tthFrefAAD">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>3</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>

<div class="p"><!----></div>
Les recherches montrent, que toutes les oscillations électriques 
se passent dans ce nouveau résonateur, comme si ni le condensateur, ni
le téléphone ne produit sur les phénomènes aucun effet essentiel.

<div class="p"><!----></div>
Si maintenant la distance explosive entre les boules du micromètre est
trop grande, pour que l'étincelle puisse éclater, la quantité totale
d'électricité (pos et nég) à chacune des deux moitiés

<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>A</mi></mrow></math> et 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>B</mi></mrow></math> du résonateur est toujours égale à zéro.

<div class="p"><!----></div>
Or, si l'étincelle peut éclater, il y entre des complications. 

<div class="p"><!----></div>
Après diverses oscillations le mouvement est tellement affaibli, que
la production d'étincelles cesse ; mais alors il y a ordinairement un
excès d'électricité positive à l'une des moitiés 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>A</mi></mrow></math> et 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>B</mi></mrow></math> et un excès
d'électricité négative à l'autre.

<div class="p"><!----></div>
Ces deux quantités d'électricités contraires vont se réunir à travers
le téléphone, après que tous les oscillations sont bien amorties, et
c'est <em>cette dernière reste</em>, que produit le bruit dans la plaque
téléphonique.

<div class="p"><!----></div>
Cette hypothèse me semble bien affirmée par les résultats de
H et Z ; seulement il faut en donner une autre
explication que celle de ces physiciens.<a href="#tthFtNtAAE" name="tthFrefAAE">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>4</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>

<div class="p"><!----></div>
Toutes les expériences de H et Z peuvent être
naturellement expliquées conformément à la théorie quand <em>on
  admet que</em> :

<div class="p"><!----></div>
1°&nbsp;La production d'étincelles dans le conducteur secondaire cesse
<em>le plus souvent</em> après <em>le</em> 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>p</mi></mrow></math>
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow>
<mtext>me</mtext>
</mrow>
</msup>
</mrow></math> demi-oscillation,
où 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>p</mi></mrow></math> probablement est un nombre très petit pour le résonateur de
H et Z.

<div class="p"><!----></div>
2°&nbsp;<em>p</em> dépend de la longueur d'étincelle, en sorte que si on
va la diminuer comme dans les experiences en question, on pourra
obtenir que la production d'étincelles cesse <em>le plus souvent</em>
après la 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mo stretchy="false">(</mo><mi>p</mi><mo>+</mo><mn>1</mn>
<msup><mrow><mo stretchy="false">)</mo></mrow><mrow>
<mtext>me</mtext>
</mrow>
</msup>
</mrow></math> demi-oscillation.

<div class="p"><!----></div>
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus
respectueux.

<div class="p"><!----></div>
Kr. Birkeland

<div class="p"><!----></div>
<br /><br /><font size="-1"><b>ALS 3p. Collection particulière, Paris 75017.</b><font size="+0"> 

<div class="p"><!----></div>

<h2>R&#233;f&#233;rences</h2>

<dl compact="compact">
                                                                                                                                                                                                                                                                                          
<div class="p"><!----></div>

 <dt><a href="#CITEBirK1892" name="BirK1892">[Birkeland 1892]</a></dt><dd>
Birkeland, K.
 Electrische Schwingungen in Dr&#228;hten, directe Messungen der
  fortschreitenden Welle.
 <em>Annalen der Physik und Chemie</em> 47 (1892): 583-612.

<div class="p"><!----></div>
</dd>
 <dt><a href="#CITEBirK1893" name="BirK1893">[Birkeland 1893]</a></dt><dd>
-.
 Ondes &#233;lectriques dans les fils ; la d&#233;pression de l'onde qui se
  propage dans des conducteurs.
 <em>Comptes rendus hebdomadaires des s&#233;ances de l'Acad&#233;mie des
  sciences</em> 116 (1893): 93-96.

<div class="p"><!----></div>
</dd>
 <dt><a href="#CITECazJ1986" name="CazJ1986">[Cazenobe 1986]</a></dt><dd>
Cazenobe, J.
 Limailles, lampes et cristaux ; essai sur l'origine de
  l'&#233;lectronique.
 <em>Cahiers d'histoire et philosophie des sciences</em> 15 (1986):
  41-42.

<div class="p"><!----></div>
</dd>
 <dt><a href="#CITEHagE1891" name="HagE1891">[Hagenbach-Bischoff et Zehnder 1891]</a></dt><dd>
Hagenbach-Bischoff, E. et Zehnder, L.
 Die Natur der Funken bei den Hertz'schen electrischen Schwingungen.
 <em>Annalen der Physik und Chemie</em> 43 (1891): 610-628.

<div class="p"><!----></div>
</dd>
 <dt><a href="#CITEPerA1892" name="PerA1892">[Perot 1892]</a></dt><dd>
Perot, A.
 Sur les oscillations de Hertz.
 <em>Comptes rendus hebdomadaires des s&#233;ances de l'Acad&#233;mie des
  sciences</em> 114 (1892): 165-168.

<div class="p"><!----></div>
</dd>
 <dt><a href="#CITEhp1894oe" name="hp1894oe">[Poincar&#233; 1894]</a></dt><dd>
Poincar&#233;, H.
 <em>Les oscillations &#233;lectriques</em>.
   Publi&#233; par C.&nbsp;Maurain. Paris: Carr&#233; et Naud, 1894.</dd>
</dl>

Time-stamp: &lt; 5.02.2012 19:44&#62;
</font></font><hr /><h3>Notes:</h3>

<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAB"></a><a href="#tthFrefAAB">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>1</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>
  
  <a href="#BirK1893" name="CITEBirK1893">Birkeland [1893</a>]
 , où il s'agit d'une
  méthode d'analyse des ondes stationnaires dans les fils par la
  mesure des étincelles produites dans un dispositif analogue à celui
  de Hertz. Il conclut que l'intensité maximum d'une suite d'ondes
  dans un fil diminue assez vite. Il compare ses travaux à ceux d'Alfred
  Perot 
  [<a href="#PerA1892" name="CITEPerA1892">Perot, 1892</a>], qui utilise une autre démarche et qui
  conclut en accord avec Poincaré, Bjerknes et Blondlot sur le
  phénomène de la résonance multiple. Voir la correspondance avec
  Hertz (§&nbsp;<a href="hertz.xml">hertz</a>). A propos des expériences de Birkeland, voir
  
  
  <a href="#hp1894oe" name="CITEhp1894oe">Poincar&#233; [1894</a>,176-177]
 .
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAC"></a><a href="#tthFrefAAC">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>2</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Poincaré faisait
  cours sur les oscillations hertziennes, et la théorie du résonateur
  de Hagenbach-Bischoff et Zehnder
  
 

 

[<a href="#hp1894oe" name="CITEhp1894oe">&nbsp;Poincar&#233; 1894</a>,212-219]
  
. Eduard Hagenbach-Bischoff
  (1833-1910) est professeur de physique à l'Université de
  Bâle. Ancien étudiant de Röntgen (§&nbsp;<a href="rontgen.xml">rontgen</a>), 
Ludwig Zehnder (1854-1949) est
  professeur de physique à l'université de Fribourg.
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAD"></a><a href="#tthFrefAAD">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>3</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>
  
  <a href="#BirK1892" name="CITEBirK1892">Birkeland [1892</a>]
 , où il s'agit d'une méthode de
  détection des étincelles par le téléphone. Il utilise un résonateur
  rectangulaire à étincelles, interrompu par un condensateur sur
  lequel vient se brancher le téléphone (voir la figure). Comme le
  remarque Jean Cazenobe 
 

 

[<a href="#CazJ1986" name="CITECazJ1986">&nbsp;Cazenobe 1986</a>,41-42]
  
, Birkeland a
  amélioré son dispositif en 1894 en regroupant hors du circuit
  résonant l'éclateur et le téléphone dans un pont de Wheatstone, ceci
  sans modifier la période de vibration propre du résonateur.
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAE"></a><a href="#tthFrefAAE">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>4</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>
  
  <a href="#HagE1891" name="CITEHagE1891">Hagenbach-Bischoff et Zehnder [1891</a>]
 , où
  les auteurs décrivent leur conception du phénomène
  à l'oscillateur et au résonateur. Ils remettent en cause
  l'interprétation de Hertz en essayant de ramener l'explication au
  phénomène de l'induction, en contestant notamment le caractère
  périodique des étincelles à l'oscillateur. Birkeland observe ici au
  résonateur des phénomènes semblables à ceux que les savants bâlois
  décrivent, essentiellement une grande déviation de l'électromètre à
  la fin de l'apparition des étincelles au résonateur. Poincaré
  analyse et rejette les arguments de Hagenbach et Zehnder
  
 

 

[<a href="#hp1894oe" name="CITEhp1894oe">&nbsp;Poincar&#233; 1894</a>,212-219]
  
.
<br /><br /><hr />
<a href="../index.html"><img src="../icons/contents_motif.gif" alt="contents_motif.gif" /></a>
&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;
<a href="/poincare/chp/">Archives Henri Poincar&eacute;</a> (CNRS, UMR 7117)
</body>
</html>

