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<title>H. Poincar&eacute; Correspondence</title>
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<meta name="keywords" content="poincar&eacute;, letters, henri, correspondence, scientifique"></meta>
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<div class="p"><!----></div>
 




 


<div class="p"><!----></div>















    
  
  
   
<h2>Blondlot à Poincaré</h2><a name="blondlot05">
</a>
<div class="p"><!----></div>

<div align="right">Nancy 29 Mars 1892
</div>

<div class="p"><!----></div>
Cher Monsieur,

<div class="p"><!----></div>
Grand merci pour votre bienveillant rapport, d'abord pour l'avoir
écrit, puis pour l'avoir fait accepter par M.&nbsp;Fizeau.<a href="#tthFtNtAAB" name="tthFrefAAB">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>1</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a> Cela m'encourage au travail : je cherche
en ce moment à contrôler la relation entre la constante diélectrique
et l'indice de réfraction des <em>ondes électriques</em> par une méthode dont
je crois vous avoir parlé, et qui est fondée sur l'indépendance de la
longueur d'onde d'un résonateur relativement au milieu diélectrique ;
une expérience 
que je viens de faire avec l'essence de térébenthine du
commerce confirme d'une manière très précise la loi de Maxwell : je
vais varier cette expérience et essayer d'autres corps.<a href="#tthFtNtAAC" name="tthFrefAAC">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>2</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>

<div class="p"><!----></div>
Je crois de plus en plus que la force électrique ne peut couper
normalement les conducteurs dans le cas des oscillations hertziennes.
Ne doit-on pas considérer la surface de ceux-ci, non comme une surface
géométrique, mais comme une couche de transition, d'épaisseur très
faible mais <em>finie</em>&nbsp;? Ce serait dans cette couche que se
passeraient les courants de conduction, qui existent certainement et
dont une surface 
géométrique ne peut être le siège. Il me semble
impossible de concevoir les choses autrement. Veuillez agréer, avec la
réitération de mes remerciements, l'assurance de mon cordial et bien
affectueux dévouement.

<div class="p"><!----></div>
R. Blondlot

<div class="p"><!----></div>
<br /><br /><font size="-1"><b>ALS 3p. Collection particulière, Paris 75017.</b><font size="+0">

<div class="p"><!----></div>

<h2>R&#233;f&#233;rences</h2>

<dl compact="compact">
                                                                                                                                                                                                                                                                                          
<div class="p"><!----></div>

 <dt><a href="#CITEhp1892crb" name="hp1892crb">[Poincar&#233; 1892]</a></dt><dd>
Poincar&#233;, H.
 Rapport sur un M&#233;moire pr&#233;sent&#233; par M. Blondlot et relatif &#224;
  la propagation des oscillations hertziennes.
 <em>Comptes rendus hebdomadaires des s&#233;ances de l'Acad&#233;mie des
  sciences</em> 114 (1892): 645-648.</dd>
</dl>

Time-stamp: &lt;30.12.2011 00:06&#62;
</font></font><hr /><h3>Notes:</h3>

<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAB"></a><a href="#tthFrefAAB">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>1</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Il
  s'agit sans doute de Poincaré 
  [<a href="#hp1892crb" name="CITEhp1892crb">Poincar&#233;, 1892</a>], un rapport
  pour lequel Hippolyte Fizeau et Henri Becquerel
  servaient de commissaires.
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAC"></a><a href="#tthFrefAAC">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>2</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Les
  expériences de propagation des oscillations électriques dans les
  diélectriques autres que l'air peuvent vérifier la relation de Maxwell
  
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>&epsiv;</mi><mo>=</mo>
<msup><mrow><mi>n</mi></mrow><mrow><mn>2</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math>. L'égalité entre la constante diélectrique et le
  carré de l'indice de réfraction permet en effet d'établir la
  correspondance entre le domaine des ondes électriques et celui de la
  lumière.
<br /><br /><hr />
<a href="../index.html"><img src="../icons/contents_motif.gif" alt="contents_motif.gif" /></a>
&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;
<a href="/poincare/chp/">Archives Henri Poincar&eacute;</a> (CNRS, UMR 7117)
</body>
</html>

