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<title>H. Poincar&eacute; Correspondence</title>
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<meta name="keywords" content="poincar&eacute;, letters, henri, correspondence, scientifique"></meta>
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<div class="p"><!----></div>


<div class="p"><!----></div>







 
<div class="p"><!----></div>
 




 


<div class="p"><!----></div>















    
  
  
   
<h2>Hertz à Poincaré</h2><a name="hertz03">
</a>
<div class="p"><!----></div>

<div align="right">Bonn, 19 oct.&nbsp;1890
</div>

<div class="p"><!----></div>
Monsieur et cher collègue, 

<div class="p"><!----></div>
C'est avec un véritable plaisir que je réponds aux observations
contenues dans votre lettre du 8, qui me paraissent fort
justes.<a href="#tthFtNtAAB" name="tthFrefAAB">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>1</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>

<div class="p"><!----></div>
Donc 1°&nbsp;: Le petit écran de bois n'a pas le but de protéger
l'étincelle contre l'influence de sa propre lumière réfléchie du
miroir, mais contre une autre lumière.

<div class="p"><!----></div>
<br />
<center><img src="images/hertz03a_1.jpg" alt="images/hertz03a_1.jpg" /></center>

<div class="p"><!----></div>
En 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>a</mi></mrow></math> et 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>b</mi></mrow></math>, où les fils
venants du Ruhmkorff et couverts de caoutchuck traversent le miroir,
il y a des décharges d'une lumière très faible mais très nuisible
entre la surface extérieure du caoutchuck et le métal du
miroir.<a href="#tthFtNtAAC" name="tthFrefAAC">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>2</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>
Ces décharges sont antérieures à ce qu'il paraît à la décharge
principale et c'est contre l'influence de leur lumière que le petit
écran doit servir. Ce n'est pas préventivement, mais après 
avoir éprouvé l'influence nuisible, que je l'ai employé. Mais il est
vrai, qu'on aurait pu éviter cette influence d'une autre manière, en
faisant plus épais le caoutchuc, ou en déplaçant les trous percés
dans le miroir, etc., etc.

<div class="p"><!----></div>
<br /><br />2°&nbsp;Il est difficile pour moi-même de croire que je me sois
trompé dans la deuxième méthode autant que de trouver 4,8 m au lieu de
3 mtr, mais puisque toute la vraisemblance théorique est du côté de
Mrss.&nbsp;de la Rive et Sarasin, j'ai bien songé à ce qui en pourrait être
la cause et voilà deux manières dont on peut expliquer la différence.
Les ondes se produisent entre <em>deux</em> faces parallèles d'une
salle, je n'ai tenu compte que d'une seule face 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>a</mi></mrow></math>, dite la
réfléchissante.

<div class="p"><!----></div>
<br /><br />Supposons d'abord que la longueur de la salle soit
égale à un multiple exact de longueur d'onde, disons à trois longueurs
d'onde.<a href="#tthFtNtAAD" name="tthFrefAAD">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>3</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a> Nous aurons deux
nœuds très prononcés,
qui auront la distance exacte. Si la longueur de la salle est égale à
4 longueurs d'ondes nous aurons trois nœuds très prononcés. Mais
supposons que la longueur de la salle ait une valeur intermédiaire et
plus rapprochée de la première, nous aurons deux nœuds moins
distincts, dont la distance sera plus grande que la véritable longueur
d'onde.
Cette explication ne paraîtrait bonne, si la différence n'était pas
trop grande. L'autre est celle ci. 

<div class="p"><!----></div>

<center><img src="images/hertz03bc_2.jpg" alt="images/hertz03bc_2.jpg" /></center>

<div class="p"><!----></div>
Ma table de zinc réfléchissante
était établie dans une niche du mur, il serait possible, que les
points proéminents du mur 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>a</mi></mrow></math> et 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>b</mi></mrow></math> aient eu l'effet d'éloigner les
nœuds du mur et de donner une valeur trop grande aux longueurs
mesurées des ondes. Mais il est vrai aussi, que la niche était large de
cinq à six mètres, et il ne me semblait pas et ne me semble pas très
vraisemblable, que cette circonstance avait 
un grand effet. Je ne sais donc pas exactement la cause de mon erreur,
mais je crois qu'il y en a. J'ai depuis longtemps cherché en vain pour
trouver une cause plausible pour la différence de la vitesse dans
l'air et dans les fils, j'ai trouvé moi-même avant Mess. Sarasin et de
la Rive, qu'il n'y a pas de différence pour les ondes courtes de 30 cm
de longueur, enfin les expériences de ces Messieurs donnent la même
vitesse aussi pour les ondes de grandes longueurs et contredisent mes
expériences.  Je ne dois pas vous taire du reste, que j'ai aussi eu
des raisons théoriques pour croire qu'il y devrait avoir une
différence, mais qui sans doute sont erronées. La première était que,
dans un fil solitaire, dans lequel une onde se propage avec la vitesse
de la lumière, la propagation de l'énergie devient infini, tandis
qu'elle reste finie, si la propagation est plus lente (ou si l'onde se
propage entre deux fils). 
En effet, puisque la force électrique et la force magnétique dans ce
cas décroissent comme la distance 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>r</mi></mrow></math> du fil, le flux de l'énergie est
donné par une intégrale de la forme
<br />
<table width="100%"><tr><td align="center">
    <math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
    <mstyle displaystyle="true"><mrow><mo>&int;</mo>
<mfrac><mrow><mn>1</mn></mrow>
<mrow><mi>r</mi></mrow>
</mfrac>
<mo>&middot;</mo>
<mfrac><mrow><mn>1</mn></mrow>
<mrow><mi>r</mi></mrow>
</mfrac>
<mo>&middot;</mo><mn>2</mn><mi>&pi;</mi><mi>r</mi><mo>&middot;</mo><mi>dr</mi></mrow>
    </mstyle></math>
</td></tr></table>
<br />

entre les limites 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>R</mi></mrow></math> (rayon du
fil) et 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>&infin;</mi></mrow></math>.  La deuxième raison théorique est celle-ci&nbsp;:
Considérons un fil très bon conducteur, mais qui ne soit pas droit,
mais ait de petites irrégularités, <em>très petites</em> par rapport à
la longueur de l'onde, par exemple comme ça

<div class="p"><!----></div>

<center><img src="images/hertz03e_1.jpg" alt="images/hertz03e_1.jpg" />
</center>

<div class="p"><!----></div>
ou bien une spirale&nbsp;:

<div class="p"><!----></div>

<center><img src="images/hertz03e_2.jpg" alt="images/hertz03e_2.jpg" />
</center>

<div class="p"><!----></div>
quelle devrait y être la vitesse de propagation&nbsp;? J'y ai réfléchi et
je crois que d'après la théorie ces petites irrégularités devraient
être sans effet, et que la propagation devrait avoir la même vitesse*
que dans un fil tendu, ce qui n'est certainement pas le cas dans la
réalité.<a href="#tthFtNtAAE" name="tthFrefAAE">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>4</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>
Alors je me
suis dit, que la même cause inconnu, qui ici retarde l'onde, doit la
retarder aussi un peu dans un fil tendu. En peu 
de mots&nbsp;: Je crois que les expériences de Mess. Sarasin et de la Rive
sont les meilleures, je crois qu'ils ont raison dans leur conclusions,
mais il y a encore des raisons pour et contre, je ne vois pas clair,
et je n'aime donc pas encore avoir une opinion
définitive.<a href="#tthFtNtAAF" name="tthFrefAAF">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>5</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>

<div class="p"><!----></div>
3°&nbsp;: Les expériences de Mrs Sar.&nbsp;et d.&nbsp;l.&nbsp;R.&nbsp;sur
l'usage de divers résonateurs me plaisent beaucoup et me semblent fort
belles, mais leur explication par un spectre continu émis du primaire
me déplaît absolument. Ma manière de voir est certainement très
rapprochée de la vôtre, peut-être elle est toute à fait la même. Si le
primaire produisait une vibration regulaire continue, comme ça&nbsp;:

<div class="p"><!----></div>

<center><img src="images/hertz03fg_1.jpg" alt="images/hertz03fg_1.jpg" />
</center>

<div class="p"><!----></div>
il ferait vibrer les résonateurs en harmonie mille fois mieux que les
autres. S'il ne produisait qu'un simple choc, comme ça&nbsp;:

<div class="p"><!----></div>

<center><img src="images/hertz03fg_2.jpg" alt="images/hertz03fg_2.jpg" />
</center>

<div class="p"><!----></div>
il ferait vibrer tous les résonateurs également bien. La vérité est
entre ces extrêmes, la vibration du primaire aura 
cette forme&nbsp;:

<div class="p"><!----></div>

<center><img src="images/hertz03fg_3.jpg" alt="images/hertz03fg_3.jpg" />
</center>
De là elle fera vibrer tous les résonateurs, mais mieux ceux qui sont
en harmonie que les autres. Ou la même chose prise mathématiquement&nbsp;:
Si nous voulons représenter la forme 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>A</mi></mrow></math> comme une somme de sinus,
nous n'aurons qu'un seul membre. Si nous voulons représenter la forme

<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>B</mi></mrow></math>, nous devrons employer une intégrale de Fourier qui contiendra un
nombre infini de sinus de toutes longueurs. Mais on ne saurait dire
pour cela, que la forme 
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow><mi>B</mi></mrow></math> n'a pas de période distincte, ni qu'elle
équivale à un spectre continu.

<div class="p"><!----></div>
J'ai eu quelque correspondance sur cette question avec Mess S[arasin]
et de l.&nbsp;R[ive] mais nous n'avons pas pu nous mettre d'accord. Dans
vos lignes je crois apercevoir à peu près la même manière de voir et
si je n'en suis pas sûr, c'est peut-être parce que en réalité le cas est un peu
complexe 
et ne peut pas être absolu en peu de lignes.<a href="#tthFtNtAAG" name="tthFrefAAG">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>6</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>

<div class="p"><!----></div>
Ma lettre est devenue un peu longue, je vous en demande pardon. Si
vous avez le temps de réfléchir sur la propagation des ondes le long
d'un fil droit mais présentant de petites sinuosités très-petites par
rapport à la longueur d'onde, et si vous aviez l'obligeance de me
communiquer votre résultat vous me feriez un vrai service. Je ne
trouve pas un autre résultat que celui que j'ai dit, mais il paraît
qu'il est faux, du moins il n'est pas en harmonie avec la réalité.

<div class="p"><!----></div>
Vos lettres me causent une véritable joie, croyez-le moi, et agréez
l'assurance de ma considération la plus distinguée de votre collègue.

<div class="p"><!----></div>
H. Hertz

<div class="p"><!----></div>
* mesurée le long de l'axe de la spirale

<div class="p"><!----></div>
<br /><br /><font size="-1"><b>ALS 8p. Collection particulière, Paris 75017. Extraite dans 
  
  [<a href="#hp1890ag" name="CITEhp1890ag">Poincar&#233;, 1890a</a>,notes IV, V].</b><font size="+0">

<div class="p"><!----></div>

<h2>R&#233;f&#233;rences</h2>

<dl compact="compact">
                                                                                                                                                                                                                                                                                          
<div class="p"><!----></div>

 <dt><a href="#CITEhp1890ag" name="hp1890ag">[Poincar&#233; 1890a]</a></dt><dd>
Poincar&#233;, H.
 Contribution &#224; la th&#233;orie des exp&#233;riences de M. Hertz.
 <em>Archives des sciences physiques et naturelles</em> 24
  (1890a): 285-288.

<div class="p"><!----></div>
</dd>
 <dt><a href="#CITEhp1890eo" name="hp1890eo">[Poincar&#233; 1890b]</a></dt><dd>
-.
 <em>&#201;lectricit&#233; et optique</em>.
 2 vols.   Publi&#233; par J.&nbsp;Blondin et B.&nbsp;Brunhes. Paris:
  Georges Carr&#233;, 1890b.

<div class="p"><!----></div>
</dd>
 <dt><a href="#CITEhp1894oe" name="hp1894oe">[Poincar&#233; 1894]</a></dt><dd>
-.
 <em>Les oscillations &#233;lectriques</em>.
   Publi&#233; par C.&nbsp;Maurain. Paris: Carr&#233; et Naud, 1894.

<div class="p"><!----></div>
</dd>
 <dt><a href="#CITEThoJ1889a" name="ThoJ1889a">[Thomson 1889]</a></dt><dd>
Thomson, J.&nbsp;J.
 Note on the effect produced by conductors in the neighbourhood of a
  wire on the rate of propagation of electrical disturbances along it, with a
  determination of this rate.
 <em>Proceedings of the Royal Society of London</em> 46 (1889): 1-13.</dd>
</dl>

Time-stamp: &lt;30.12.2011 00:38&#62;
</font></font><hr /><h3>Notes:</h3>

<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAB"></a><a href="#tthFrefAAB">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>1</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Voir (§&nbsp;<a href="hertz12.xml">hertz12</a>).
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAC"></a><a href="#tthFrefAAC">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>2</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Voir le dispositif expérimental de Hertz. La bobine
  de Ruhmkorff est une bobine d'induction qui permet de charger les
  sphères. C'est une source de courant continu à potentiel élevé.
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAD"></a><a href="#tthFrefAAD">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>3</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Hertz définit l'oscillation par la demi-longueur
  d'onde ou la demi-période, voir (§&nbsp;<a href="hertz02.xml">hertz02</a>), 
ainsi que 
  [<a href="#hp1894oe" name="CITEhp1894oe">Poincar&#233;, 1894</a>,46].
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAE"></a><a href="#tthFrefAAE">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>4</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Hertz n'a pas pu vérifier l'égalité des vitesses
  dans le fil et dans l'air. Ceci peut être mis en rapport avec la
  façon dont il définit la vitesse le long d'un fil présentant des
  sinuosités&nbsp;: il le fait en référence à un axe représentant la
  direction d'ensemble du fil et non en considérant la longueur réelle
  du fil. Poincaré le suit 
 

 

[<a href="#hp1890eo" name="CITEhp1890eo">&nbsp;Poincar&#233; 1890b</a>,II, 255-266]
  
, mais 
  précise qu'il faut supposer le diamètre du fil très petit,
  ce qui n'est pas le cas ici, et alors le pas de l'hélice est à
  considérer. Selon 
J.J. Thomson 
  [<a href="#ThoJ1889a" name="CITEThoJ1889a">Thomson, 1889</a>], il faut
  tenir compte de la capacité du fil s'il n'est pas à grande distance
  des autres conducteurs.
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAF"></a><a href="#tthFrefAAF">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>5</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Variante&nbsp;: "je <b>ne pense</b> donc pas encore".
<div class="p"><!----></div>
<a name="tthFtNtAAG"></a><a href="#tthFrefAAG">
<math xmlns="http://www.w3.org/1998/Math/MathML">
<mrow>
<msup><mrow></mrow><mrow><mn>6</mn></mrow>
</msup>
</mrow></math></a>Variante&nbsp;:
  "<b>ce n'est pas le cas exactement</b>".
<br /><br /><hr />
<a href="../index.html"><img src="../icons/contents_motif.gif" alt="contents_motif.gif" /></a>
&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;&#x00A0;
<a href="/poincare/chp/">Archives Henri Poincar&eacute;</a> (CNRS, UMR 7117)
</body>
</html>

