Les films de Jean Renoir

Le crime de Monsieur Lange (1935)


Réalisation Jean RENOIR
Scénario Jacques PREVERT, Jean RENOIR d'après une idée de Jean CASTANIER
Production OBERON
Producteur André HALLEY DES FONTAINES
Distribution Minerva (France)
Photographie Jean BACHELET
Dir. Technique Maurice BLONDEAU
Décor Jean CASTANIER, Robert GYS, ass. Roger BLIN
Montage Marguerite HOULLE, Marthe HUGUET
Musique Jean WIENER
Chef d'orchestre Roger DESORMIERES
Chansons Au jour le jour, à la nuit la nuit de Joseph KOSMA
Son Guy MOREAU, Louis BOGE, Roger LOISEL, Robert TEISSERE
Directrice de prod. Geneviève BLONDEAU
Assistants Réal Georges DARNOUX, Jean CASTANIER
Stagiaire Luchino VISCONTI
Scripte Marguerite HOULLE
Cadreurs CHAMPION assisté de BREVIGNON
Dir. Technique Albert ASSSOUAD
Administrateur LAGNEAU
Maquillage MEJINSKI
Tournage octobre-novembre 1935
intérieurs Studios de Billancourt
Extérieurs Paris, Le Tréport
Procédé 35 mm, noir et blanc
Enregistrement Marconi
Longueur 2 304 m.
Durée 84'
Première 24 janvier 1936, Aubert Palace,Paris
3 avril 1964, Normandie Theatre, New-York
Septembre 1965, Londres
Interprétation René LEFEVRE ( Amédée Lange )
Jules BERRY ( Batala )
Henri GUISOL ( Meunier )
Maurice BAQUET ( Charles )
Marcel LEVESQUE ( Le concierge )
Jacques B.BRUNIUS ( Baigneur )
Marcel DUHAMEL ( Le contremaitre )
Jean DASTE ( le maquettiste )
Paul GRIMAULT ( Louis, un typo )
Guy DECOMBE
Fabien LORIS
Henri St ISLES ( Les ouvriers de la maison d'édition )
Edmond BEAUCHAMP ( Le curé dans le train )
Sylvain ITKINE ( L'inspecteur Juliani )
René GENIN ( Un client à l'auberge )
FLORELLE ( Valentine )
Nadia SIBIRSKAIA ( Estelle )
Sylvia BATAILLE ( Edith )
Odette TALAZAC ( La concierge )
Claire GERARD ( La prostituée )
Janine LORIS ( Une ouvrière )
Résumé Amédée Lange et son amie Valentine expliquent à des frontaliers les raisons de leur fuite: Lange, un doux rêveur a assassiné Batala, I'ancien patron d'une imprimerie devenue coopérative ouvrière. Ce n'était que justice. Il avait grugé ses ouvriers, "engrossé"une jeune blanchisseuse et escroqué bon nombre de commanditaires. Il s'était enfui avant d'être poursuivi et était passé pour mort dans un accident de chemin de fer. Les ouvriers, organisés en coopérative avaient "remonté" I'entreprise et Batala était réapparu pour "récupérer" son ''bien". Lange, le doux rêveur, I'avait abattu et avec la complicité de la coopérative, s'était enfui. Les frontaliers les laissent partir.

Citations " Voilà encore le cas, fréquent chez Renoir d'un film qui, à force de vérité même, devient vite purement féérique... M O N S I E U R LANGE est de tous les films de Renoir, le plus spontané, le plus dense "en miracles" de jeu et de caméra, le plus chargé de vérité et de beauté pure, un film que nous dirions touché par la grâce."
François Truffaut, LES FILMS DE MA VIE, 1975

"Il ne s'agit pas d'anticléricalisme scientiste et pesant, mais de la tradition rimbaldienne et surréaliste, un anticléricalisme d'iconoclaste, où le scandale prend comme une valeur spirituelle. A ceux que cela affligerait, une petite histoire pour en finir. Il est question, parait-il, que RENOIR tourne un film d'inspiration nettement communiste (style 36). Mais premiêre condition: pas d'attaque contre le clergé et l'armée. Je donne l'anecdote pour ce qu'elle vaut."
Roger Leenhardt, ESPRIT (1er mars 1936).