On purge bébé (1931)


Réalisateur Jean RENOIR
Scénario Jean RENOIR,
Pierre PREVERT
d'après Georges FEYDEAU
Production Pierre BRAUNBERGER,
Roger RICHEBE
Directeur de production Charles DAVID
Distribution P. BRAUNBERGER,
Roger RICHEBE
Assistant Réal. Claude HEYMANN,
Pierre SCHAWB
Photographie Théodore SPARKHUL,
Roger HUBERT
Décor Gabriel SCOGNAMILLO
Photo de plateau Roger FORSTER
Son D.F.SCANLON
Perchiste BUGNON
Enregistrement Western Electric
Régisseur GAILLARD
Administrateur Roger WOOG
Montage Jean MAMY
Tournage Quelques jours fin mars 1931
Intérieurs Studio de BILLANCOURT
Procédé 35 mm,noir et blanc
Longueur 1 700 m.
Durée 62'
Première juin 1931, Roxy, Paris
Interprétation Jacques LOUVIGNY (Follavoine)
Michel SIMON (Chouilloux)
FERNANDEL (Truchet)
Sacha TARRIDE (Toto Follavoine)
Marguente PIERRY (Julie Follavoine)
Olpa VALERY (Clémence Chouilloux)
Nicole FERNANDEZ (Rose)
Résumé Adaptation fidèle de la comédie de Feydeau. Madame Follavoine qui n'arrive pas à faire prendre sa purge à son fils, réussit à la faire avaler à Monsieur Chouilloux, digne fonctionnaire du ministère des Armées qui venait discuter du contrat du siècle: la vente de pots de chambre incassables à l'armée Française. Non seulement le marché n'est pas passé, mais les pots se révèlent friables comme du verre et Chouilloux apprend qu'il est fait cocu par son cousin Horace Truchet. En fin de compte, Toto n'est toujours pas purgé.

Citations "Favorisés par les circonstances, le bruit de la chasse d'eau, l'éclatement des vases de nuit, y prirent un relief inattendu et un étrange retentissement. Le film vaut ce que vaut le texte robuste de Feydeau et le principal atout du spectacle demeure l'interprétation: le quatuor Michel SIMON, LOUVIGNY, FERNANDEL, Marguerite PIERRY, possède quelque chose de grinçant dans l'humour qui permet au film de RENOIR de mieux survivre dans la mémoire."
Raymond Chirat cité dans PREMIER PLAN

"Les fonctions organiques, les intérêts domestiques, tout ce monde des petits riens de la vie quotidienne alors réservés à l'univers des femmes brisent les frontières à l'intérieur desquelles les règles sociales tendent à les enfermer et envahissent la sphère de la marchandise jusqu'alors seule digne d'être valorisée. Le désordre gagne les milieux d'affaires. Une histoire de caca et de digestion difficile s'impose comme l'unique priorité."
Daniel Serceau, JEAN RENOIR, Edilig, (1985)